La Berne fédérale réagit à l'initiative "Cleantech"

La Confédération a reconnu l'importance des entreprises du secteur des énergies renouvelables pour l'économie de la Suisse et elle prend ainsi le relais des impulsions données par l'initiative "Claentech". Le Département fédéral de l'économie (DFE) et le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) ont mis les bouchées doubles à propos de l'élaboration du "Masterplan Cleantech en Suisse". L'objectif de ce masterplan est de renforcer de manière ciblée la capacité d'innovation de la Suisse dans le domaine des énergies renouvelables. En cette matière, la Confédération fait le même constat que les arguments développés par l'initiative Cleantech:

"La Suisse dispose d’un potentiel important dans le domaine des cleantech. Sa législation sur l’environnement, bien placée par rapport à celles des autres pays, et le haut degré de conscience écologique qui la caractérise sont des éléments qui favorisent l'innovation dans les entreprises."

Mardi dernier, en guise de soutien à ce masterplan, on a pu assister au lancement de la plateforme d'information "Go4Cleantech" qui doit offrir "à l'économie, à la politique et à tout un chacun l'accès aux informations pertinentes sur le marché d'avenir que constituent les énergies renouvelables". Le lendemain, on vit un pas de plus : le Conseil fédéral a répondu à la question déposée en juin dernier par Franziska Teuscher "Écotechnologies. Que fait la Suisse?". Là aussi, la réponse donnée est vraiment très proche des objectifs formulés par l'initiative Cleantech, par exemple quand on lit ceci:

"Les entreprises de technologies propres sont un segment économique majeur pour la Suisse de par les quelque 155 000 actifs qu'elles emploient, la valeur ajoutée estimée à 18 milliards de francs qu'elles génèrent chaque année et leur contribution de près de 3,5 % (2008) au produit intérieur brut. Tous les pays voient un énorme potentiel de croissance dans les technologies propres. Selon les prévisions jusqu'en 2020, ce secteur devrait représenter des parts de marché mondial de 3352 milliards de francs, soit 5,5 à 6 % de toutes les activités économiques au niveau mondial. Ce taux est actuellement estimé à 3,2 %. Suivant le type d'activité du secteur des technologies propres, les pronostics tablent jusqu'en 2020 sur une croissance qui devrait osciller entre 3 % (recyclage) et 8 % (efficacité des matériaux). Les entreprises suisses de technologies propres sont bien placées pour participer à cette croissance, notamment grâce aux exportations."

Nous nous réjouissons de pouvoir constater que la Confédération se sent désormais dans l'obligation d'agir et nous saluons comme il se doit les objectifs du "Masterplan Cleantech Suisse". Pourtant, sans des charges et des conditions très claires, tout ceci pourrait rester une coquille vide. En revanche, l'initiative Cleantech formule des objectifs concrets suivis de vrais effets puisqu'elle exige que d'ici 2030 le 50% de notre énergie provienne de sources énergétiques renouvelables et que les prescriptions sur l'efficacité énergétique des nouvelles installations, des véhicules et des appareils soient respectées. D'autre part, contrairement à la Confédération, nous ne parlons pas seulement du potentiel économique du secteur des énergies renouvelables, mais nous exigeons des mesures concrètes qui rendent possible la création de 100'000 emplois en Suisse! Nous ne rêvons pas, nous agissons: SVP, signez maintenant !

Matériel

Communiqué de la Confédération
La reonse de la Conféderation à la question "Écotechnologies. Que fait la Suisse?"